Réseau artcontemporainParis / Île-de-France

28 - 09 - 2017, 18:00

De quoi ce monde est-il le miroir ?
Chourouk Hriech

Exposition jusqu’au 10 décembre

Une proposition de Madeleine Mathé

Le Centre d’art contemporain Chanot a le plaisir d’inviter Chourouk Hriech pour sa première grande exposition personnelle en Île-de-France.

Le monde de Chourouk Hriech nous immerge au cœur de représentations fantasmagoriques qui nous happent et se confondent avec l’échelle humaine, dans lesquelles s’entrelacent l’urbain et la nature. Ces représentations fragmentaires de noir et blanc superposent les époques comme les paysages.
Issus de prises de notes urbaines, de lectures et recherches, les traits que trace l’artiste, assemblent un vocabulaire qui se construit au fil de ses déplacements.
Dessiner relève chez Chourouk Hriech d’une pratique à la fois cérémoniale, rituelle et performative. Avant d’amorcer le dessin, l’artiste se conditionne et s’approprie l’espace où sera posé le crayon. L’action demande ensuite un « engagement de tout le corps », une immersion totale qu’elle accompagne par le chant.
De quoi ce monde est-il le miroir ? nous demande Chourouk Hriech. À supposer que le monde ne soit pas la réalité mais son reflet, qu’un ailleurs incarnant le réel existe et se voit révélé ici-bas, comme dans tout miroir avec déformation ? Henry-David Thoreau propose dans son journal une possible réponse : « La nature n’est rien, si ce n’est qu’elle fait s’exprimer l’homme et qu’elle le reflète ». Le monde qu’habitent les œuvres de l’artiste est à n’en pas douter onirique, espace de multiples fables et micro-récits.

À Clamart Chourouk Hriech s’imprègne du contexte du centre d’art – au fond d’un petit jardin apaisé – et de récents voyages qui la mènent à la découverte de cultures et paysages saisissants, pour imaginer un projet en écho à l’architecture du lieu.
Convoquant différents médiums, photographie, sculpture, installation, dessins et dessins muraux, l’artiste propose une exposition dans laquelle s’entremêlent allégories et objets d’une mémoire personnelle. Elle immerge dès lors le visiteur dans une ambiance au magnétisme durassien et fait jaillir un nouveau pan de sa recherche artistique.