Du 30 - 10 au 14 - 11 - 2026
RÉ-AMARRAGE – XENO-EXPOSITION
RÉ-AMARRAGE – XENO-EXPOSITION
Retour de résidences
Huit artistes ayant réalisé des résidences en France en 2026 sont invité·e·s à ré-amarrer au Centre avec des projets esquissés, réalisés à la faveur de ces résidences.
En résidence à la Fondation Fiminco pour Adrien Degioanni, à la Cité internationale des arts pour Céline Cuvelier en partenariat avec l’association Françoise pour l’oeuvre contemporaine en société, dite Françoise, Harold Lechien, Nadia Guerroui et Orso Caël, à la Péniche Pop pour Cléo Totti, au sein de la Maison Hermès pour Priscilla Beccari, et au Centre Wallonie-Bruxelles|Paris pour Simon Mahungu en synergie avec le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac et BnF – Bibliothèque nationale de France et le CREM -CNRS.
Iels investissent l’espace de la galerie comme un laboratoire éphémère médiatisant leurs recherches.
Si certaines de ces résidences ont débouché sur des production d’oeuvres « stabilisées » qui seront à découvrir en notre galerie, d’autres ont permis à celles et ceux qui les ont assurées de s’engager dans un travail de recherche dont les enjeux seront à découvrir.
Les œuvres récentes d’Adrien Degioanni nous plongent tour à tour dans une expérience sensible et sonore du silence et de voix anonymes, sur les traces de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko et face aux dernières recherches sculpturales de l’artiste entreprises lors de sa résidence à la Fondation Fiminco.
L’exploration des croisements féconds entre art et science se retrouvent aussi au cœur de démarche de Nadia Guerroui dont l’installation en résonance avec la physique quantique fait écho à la recherche sur les forces invisibles et la structure de l’univers.
Céline Cuvelier et Cléo Totti explorent des enjeux sociétaux et liés à l’environnement.
Céline Cuvelier évoque le non-pensé de l’infanticide dans un ensemble d’aquarelles qui questionne la manière dont la société s’empare de ces drames humains. Elle interroge aussi dans l’une de ses nouvelles sculptures la dureté des conditions des prisons pour mineurs et une réponse inadaptée de la part de la société.
Cléo Totti quant à elle redonne une voix aux matières et aux végétaux et nous invite à envisager la terre comme un bien commun dans une installation monumentale, nous plongeant dans un paysage fictionnel et sonore.
Harold Lechien recompose des archives familiales oubliées à travers une série de peintures, dont les montages numériques mettent en exergue la saturation visuelle due à une utilisation intensive d’internet et le malaise qui en découle.
Place à l’univers domestique et au corps avec Priscilla Beccari à travers la présentation d’un meuble mystérieusement agentif et anthropomorphique qui recèle des dessins interrogeant la condition féminine, les rapports de pouvoir, les assignations sociales et le rôle du corps dans l’espace privé.
Artistes : Adrien Degioanni – Céline Cuvelier – Cléo Totti – Harold Lechien – Nadia Guerroui – Orso Caël – Priscilla Beccari – Simon Mahungu
Commissariat : Stéphanie Pécourt