Réseau artcontemporainParis / Île-de-France

Résidence Contours

La DRAC Île-de-France, la Cité internationale des arts et le réseau TRAM ont co-construit le programme de résidence Contours, programme de recherche à destination de commissaires d’exposition et/ou critiques d’art, travaillant et résidant en Union européenne. Initié en 2024, l’objectif de ce programme est d’encourager et de faciliter leur mobilité en soutenant les possibilités de rencontres avec la scène artistique et curatoriale française, tout en accompagnant des projets centrés sur une recherche qui pourront s’immerger au sein de la communauté de travail de la Cité internationale des arts et prendre connaissance des actions de soutien aux dialogues entre publics et centres d’art développées par le réseau TRAM.

Les partenaires s’engagent à soutenir les lauréats en leur permettant de bénéficier d’un accompagnement en lien avec leurs recherches et d’une mise en réseau professionnelle et francilienne.

Suite à cet appel à candidatures et à la réunion d’un jury, deux commissaires d’exposition et/ou critiques d’art seront sélectionnés.

Pour toute question, vous pouvez écrire à Lucine Charon, Secrétaire générale de TRAM ou Souraya Kessaria chargée des programmes de résidence et des partenariats à la Cité internationale des arts.

Ouverture de l'appel à candidature pour 2026/2027

Calendrier

Transmission des candidatures : du 04 juin au 05 juillet 2026
Annonce des résultats : août 2026
Résidences : du 02 octobre au 28 décembre 2026

Critères d’éligibilité et de sélection

Le programme de résidence n’a pas de limite d’âge et s’adresse aux commissaires d’exposition et/ou aux critiques d’art de toutes nationalités, résidant et travaillant en dehors de France et au sein de l’Union européenne, pouvant justifier d’une pratique curatoriale depuis au moins cinq ans (minimum de deux expositions curatées et deux publications dans des médias de référence), cherchant à s’immerger dans l’environnement de la Cité internationale des arts et dans celui de la scène culturelle francilienne.

Les candidatures collectives sont éligibles, et donneront lieu à une seule prise en charge pour tous les aspects de la résidence : un atelier-logement, une bourse de vie et une prise en charge des frais de transports et du soutien à la recherche.

Les dossiers de candidatures seront examinés par un jury composé de représentants des partenaires du programme.

Outre l’évaluation du parcours professionnel des candidats, les membres du jury qui sélectionneront les lauréats du programme accorderont une attention particulière à l’originalité du projet de recherche qui sera mené en résidence, à l’argumentaire présenté autour de la valeur ajoutée de cette perspective de résidence en région Ile de France avec le réseau TRAM et au sein de la Cité internationale des arts, et au protocole de travail envisagé ainsi qu’aux contacts ou partenariats déjà établis dans la perspective de développement du projet de recherche présenté.

Cliquer ici pour plus d’informations sur le site Internet de la Cité internationale des arts 

English version

Calendar

Forwarding of applications: From 04 June to 05 July 2026
Announcement of results: August 2026
Residences: From 02 October to 28 December 2026

Eligibility and Selection Criteria

The programme has no age limit and is open to curators and/or art critics of all nationalities who live outside of France, within the European Union, and can justify at least five years of experience in curatorial practices (minimum of two exhibitions curated and two publications in referenced art media), looking to immerse themselves within the artistic community of the Cité internationale des arts and the Parisian art scene.
Collective applications are eligible and will result in the allocation of one live-in studio, the payment of one monthly stipend, one research and travel allowance.
The applications will be examined by a jury composed of representatives of the partners of the programme. In addition to assessing the professional background, the members of the jury will pay particular attention to the relevance of the application and the research project presented, the argumentation of the added value of the prospect of a research-based residency in the Île-de-France region and at the Cité internationale des arts, the proposed research and work programme and the contacts or partnerships already established with a view to developing the residency research project.

More informations here on Cité internationale des arts’ website

Les lauréates de 2025/2026

Mya Berger est une curatrice, artiste et écrivaine d’origine marocaine et suisse. Son passé en économie, sociologie et études culturelles guide son travail. Elle s’intéresse notamment à la poésie et la viscéralité des archives, de la recherche et de la documentation. Sa pratique touche aussi aux approches non-didactiques à la critique d’art. Elle effectue désormais une recherche sur une nouvelle méthode de narration du processus créatif d’artistes émergent.e.s de diaspora, symptomatique d’une identité fragmentée entre les frontières. Diplomée de l’Amsterdam University College et de la Central Saint Martins School of Arts, elle a collaboré avec la Bauhaus Stiftung, et la London College of Communication, entres autres. Ses textes ont été publiés par Spector Books, Textur Magazine et Arts of the Working Class.
Sa recherche à La Cité Internationale Des Arts propose une alternative à la critique d’art linéaire. En effet, elle s’intéresse à une méthodologie d’entretiens créatifs et collaboratifs qui poussent les artistes à discuter de leur pratique tout en manipulant des photographies de leurs archives personnelles. Les entretiens sont filmés et enregistrés et feront lieu d’un corpus d’exploration des différents profils d’artistes choisi·e·s.

English version
Mya Berger is a Moroccan and Swiss curator, artist, and writer with a background in economics, sociology, and cultural studies. Her curatorial work touches upon the poetry of archives, research, and documentation. She is also interested in original approaches to art criticism. She is currently researching the narration surrounding emerging diaspora artists and their creative processes, characterised by a fragmented identity. Having received diplomas from Amsterdam University College and the Central Saint Martins School of Art, she has collaborated with the Bauhaus Stiftung and the London College of Communication, among others. Her writings have been published by Spector Books, Textur Magazine, and Arts of the Working Class.
Her research at La Cité Internationale Des Arts focuses on proposing an alternative to linear art criticism. Indeed, she is interested in developing an interview methodology where diaspora artists discuss their creative practices as they manipulate photographs from their personal archives. While she films and records the interviews, she seeks to present said interviews in an immersive way.

© Hanna Torseke

Virág Szentkirályi est une curatrice et productrice culturelle basée à Amsterdam qui se définit comme une facilitatrice au service des artistes, travaillant en solidarité avec eux. Elle possède plus de dix ans d’expérience au sein d’institutions telles que le Wereldmuseum (anciennement Tropenmuseum), la Rijksakademie van beeldende kunsten et Loods6, où elle a développé des programmes, facilité des processus artistiques et créé les conditions nécessaires à l’émergence de travaux exigeants. À la Rijksakademie (2017–2024), sa pratique s’est concentrée sur une mise en relation quotidienne et réactive entre artistes et conseillers, coordonnant les connexions en fonction de l’évolution des besoins de recherche des artistes. Son travail curatorial indépendant, notamment Memory Landscapes (Kasseler Kunstverein) et ses recherches en cours avec l’artiste Polina Kanis, poursuit cet engagement à créer un espace permettant aux artistes de travailler selon leurs propres termes.
À la Cité internationale des arts, ses recherches portent sur les stratégies curatoriales de résistance face à la censure, aux pressions institutionnelles et aux restrictions politiques. Le projet prend la forme d’une constellation vivante de récits et de pratiques curatoriales. Ce travail découle directement d’années de pratique où elle a cherché à maintenir un équilibre entre favoriser la liberté artistique et composer avec les réalités institutionnelles.

English version
Virág Szentkirályi is a curator and cultural producer based in Amsterdam who identifies as an art-enabler – someone who works from a position of service and solidarity with artists. She has over ten years of experience at institutions including Wereldmuseum (formerly Tropenmuseum), Rijksakademie van beeldende kunsten, and Loods6, where she has developed programs, facilitated artistic processes, and created conditions for challenging work to unfold. At the Rijksakademie (2017–2024), her practice centered on responsive, daily matchmaking between artists and advisors, coordinating connections based on artists’ evolving research needs. Her independent curatorial work – including Memory Landscapes (Kasseler Kunstverein) and ongoing research with artist Polina Kanis – continues this commitment to creating space for artists to work on their own terms.
At the Cité internationale des arts, her research examines curatorial strategies of resistance in contexts of censorship, institutional pressure, and political restriction. Through case studies, interviews, and archival research, she is developing a living constellation of practical and poetic tactics that protect artistic voices. This work grows directly from years of practice navigating the balance between enabling artistic freedom and mediating institutional realities.

© Jeroen Dietz

Les lauréat·es de 2024/2025

Nikolaos Akritidis (né à Bruxelles, Belgique) est un commissaire d’exposition et géographe grec vivant et travaillant à Bruxelles. Son travail documente les contextes urbains, la mémoire culturelle portée par leurs habitants, et les histoires enfouies dans les strates de l’environnement bâti. Portant un intérêt particulier à l’écologie urbaine, au soin, et aux expériences de migration, Akritidis explore la coexistence des vies humaines et non humaines qui insufflent la transformation continue de la ville. Diplômé de Goldsmiths et de l’UCL, il a récemment réalisé des projets en partenariat avec koraï project space (Nicosie), Les Fondations 312 (Bruxelles), Phaneromenis70 & NiMAC (Nicosie), le UCL Urban Lab (Londres), et Deptford X (Londres). En 2020, il a été sélectionné pour le programme NEON Curatorial Exchange, organisé par la Whitechapel Gallery (Londres) et NEON (Athènes). Son travail éditorial a été publié sur e-flux, et en 2021, il a reçu le Frank Carter Prize de l’UCL pour ses recherches sur l’urbanisme postcolonial.

Le projet de recherche Péripatétique sur Seine consiste à explorer des sites urbains dans les environs de la Cité internationale des Arts et au long de la Seine afin de commenter sur leur condition contemporaine en collaboration avec d’autres résident.e.s de la cité, des organisations parisiennes, et le public. Cette recherche se situe donc à l’intersection entre l’art et la géographie afin de porter des réflexions sur l’architecture et l’espace public de Paris, avec son riche tissu culturel et ses dynamiques contrastées entre le centre et la banlieue. L’objectif est de créer des espaces d’échange qui invitent le public à découvrir des démarches artistiques tout en nourrissant une réflexion collective sur l’espace urbain contemporain dans le contexte post-Olympique d’une capitale en pleine mutation.

Avec l’aimable autorisation de l’artiste

 

 

 

 

Luise Willer est curatrice et chercheuse basée à Berlin. Elle est membre du centre de recherche collaboratif Intervening Arts et prépare un doctorat en histoire de l’art à la Freie Universität Berlin, portant sur le thème de l’assemblée dans l’art contemporain. Elle s’intéresse aux pratiques artistiques orientées vers le social, en particulier leurs moments performatifs et leurs formes d’organisation. Elle examine ces pratiques afin de mieux comprendre leurs visions du futur, leurs processus collaboratifs et leurs critiques des institutions. Avec divers partenaires institutionnels et indépendants, elle crée des formats collaboratifs visant à développer des réseaux durables et résilients. Depuis 2023, elle fait partie du School of Commons à la ZHdK Zurich avec there, there working group. Diplômée en histoire de l’art global de l’Université de Heidelberg et en muséologie de l’École du Louvre, elle a travaillé dans plusieurs institutions culturelles, notamment comme chargée de recherche au sein du Service de la Création Contemporaine et Prospective du Centre Pompidou. Ses écrits ont été publiés dans des catalogues d’exposition, des revues académiques et des articles de critique d’art.

Le projet de recherche « on care-full organizing », initié par Simona Dvorák et Luise Willer, prend forme dans une série d’assemblées organisées entre Berlin et Paris. Cette initiative vise à créer un espace d’expression libre et d’écoute tout en établissant un protocole actif et collaboratif pour une organisation féministe. Basé sur des expériences partagées, « on care-full organizing » s’appuie sur des notions telles que le care, la vulnérabilité, l’interdépendance et l’alliance. Après une première itération du projet à Berlin, dans le cadre d’une collaboration entre SAVVY Contemporary et lumbung radio en octobre 2024, le projet envisage désormais de se déployer à Paris dans les mois à venir.

© Sascha Schlegel