Réseau artcontemporainParis / Île-de-France

06 - 06 - 2026, 20:00 > 00:00

♥ Nuit Blanche au Générateur et à Gentilly

20h > minuit (au Générateur)
Performance, installation
Le laboratoire du Doktor Licht, Cyril Leclerc

Une créature hybride et hallucinée nommée Doktor Licht, nous reçoit dans son laboratoire de lumière qu’il a installé pour la Nuit Blanche dans l’antre du Générateur. 
À mi-chemin entre light show psychédélique des années 60 et mythe du savant illuminé, Doktor Licht manipule des faisceaux lumineux qui traversent différentes surfaces, rencontrent des liquides et autres petits mécanismes faisant ainsi apparaître des paysages mouvants, instables et inconnus. Le son entre en résonance avec la lumière : micro-mouvements, amplitude, masse, vibration…
Les expériences du Doktor Licht nous invitent à voir et ressentir la lumière comme une entité sensible, fragile et vivante.

20h > 20h30 (Départ au Générateur)
Marche performative
De la tête au pied du mot, Céline Ahond

Mené par Céline Ahond pendant plusieurs mois avec les habitant·es de Gentilly et d’Arcueil, le projet participatif De la tête au pied du mot s’achève à l’occasion de la Nuit Blanche. 
Céline Ahond propose une déambulation performative entre Gentilly et Arcueil avec tous les participant.e.s des ateliers. Il s’agit de découvrir les panneaux et les affiches exposés dans l’espace public qui ont été créés ensemble.
Par l’écriture collective, l’assemblage de phrases, la mise en espace des mots, à travers des panneaux à brandir dans la ville, De la tête au pied du mot donne corps à une parole habitante et transforme l’environnement urbain en terrain de fiction poétique et politique. 
Les textes et De la tête au pied du mot seront exposés jusqu’en septembre 2026 à Gentilly et à Arcueil.

Envie de rejoindre la marche, sur place ou à distance ?
Avant le départ, le public participant est invité à appeler le numéro suivant : 01 83 64 37 75
Au bout du fil, la voix de Céline Ahond vous accompagne et guide la marche, comme un audioguide assez inhabituel.

En partenariat – et avec le soutien – de VALDEVY Office Public de l’Habitat (bailleur social de la cité Frileuse et la cité du Chaperon vert), de la Ville de Gentilly, et de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France – Ministère de la Culture

20h > 23h (Départ au Générateur)
Performance, visite guidée
Llynegti : the frozen city, Zoé Ladouce

Depuis 2016, la professeure Roothwig – alias Zoé Ladouce – chercheuse à la FIGR et docteure en biologie insulaire spécialiste des zones polaires à climats tempérés, a développé une étude sur l’influence de Llynegti dans sa région. La ville – selon Roothwig – serait à l’origine de la création de Lutèce, ancien Paris.
Malgré les controverses liées à cette théorie, la professeure Roothwig propose pour la Nuit blanche, trois visites guidées exclusives. Il s’agit d’aller à la rencontre de Llynegti et de découvrir le passé méconnu de Gentilly.
En effet, Gentilly, anciennement appelé Llynegti à l’époque Paléolithique, a vécu il y a 13600 ans une période glacière remarquable. Ville manifeste dans la région européenne, elle a conservé un patrimoine scientifique inédit, qui aujourd’hui est une référence pour les plus grands scientifiques de notre temps. 
À ce titre, la FIGR –  French Institut for the Glacier Research – soucieuse d’étendre les recherches concernant le passé de Llynegti, a développé ces dernières années des recherches considérables pour conserver et comprendre l’histoire de Gentilly. 

Début des visites : 20h, 21h et 22h 

20h > 23h (Parvis de l’Église Saint-Saturnin)
Performance visuelle, chorégraphique et sonore
Goutte à goutte…, Renyan Liu & Léo Sarrade

La performance « Goutte à goutte » dessine un parcours, celui d’un être partagé entre raison et folie, entre conscience et inconscience, durant lequel il traverse les lieux de ses désirs, de ses peurs et de ses ivresses. Cet être perd à un moment connaissance,  entraînant le public dans un récit sensoriel au cœur de son esprit déstructuré. Apparait petit à petit un espace où chaos et poésie se mêlent inextricablement. 
Cette création interdisciplinaire, née de la collaboration entre Léo Sarrade (univers sonore) et Renyan LIU (mouvement/performance), propose une expérience viscérale par une pluralité de dispositifs artistiques : un langage corporel oscillant entre contrôle et abandon, des paysages sonores électroniques génératifs, ou encore des jeux de lumière épars créant des espaces mouvants et multicolores. 

20h > 23h Lavatronic (33 rue Charles Frérot)
Performance, Installation
Jardin d’Éden, Eva-Gabrielle Sarfati, avec Kenneth Jones, Jules Sacco

À la croisée de la sculpture, de l’installation et de la performance, Eva Gabrielle Sarfati investit un espace des plus inhabituels, celui du Lavomatic de la rue Charles Frérot.
En total contraste avec l’univers créé par la présence des machines à laver, elle met en scène des formes de métamorphose et de chimérisation entre corps, matières et récits. Un dialogue visuel singulier apparait, composé d’environnements animistes où mythologies, savoirs scientifiques et gestes collectifs se rencontrent.
L’installation Jardin d’Éden permet à l’artiste Eva Gabrielle Sarfati dinviter le public à savourer les fruits des arbres divins tout en partageant leurs commérages.

20h > 23h (Place du 8 mai 1945)
Performance sonore 
Chaosphonies, Jérémy Chevalier

Tout seul, au milieu de la place du marché, Jérémy Chevalier en homme-orchestre d’un autre style, donne un concert de rock. Il transporte sur le dos une machine d’instruments de musique qu’il a construit pour l’occasion. La grosse caisse, les cymbales ou encore la guitare jouent tous seuls. Les instruments suivent une partition automatisée, enrichie de bugs occasionnels, augmentant ainsi la confusion. L’artiste, lui, se retrouve désœuvré. Pourtant vous écoutez du véritable rock ! Une performance drôle, absurde et bruyante.

20h > 23h (Le long du parcours de la Nuit Blanche)
Performance, Installation
La Femme-Gazon / La Femme-Banc, Charlotte Larouche

Dans sa quête de comprendre la place contemporaine des femmes dans l’espace urbain, Charlotte Larouche présente deux performances qu’elle déploie alternativement, au gré de son inspiration et de ses rencontres, dans les rues de Gentilly. Avec La Femme-Banc elle affirme la dimension performative de ses œuvres et propose une réflexion sur la géographie féministe, le symbole des villes et le mobilier urbain.
Dans La Femme-Gazon, Charlotte Larouche crée un hybride entre une femme et du végétal. Pour elle, un vivre ensemble plus égalitaire, passe par une meilleure intégration des femmes dans les villes. Cette performance fait un parallèle entre la quantité de végétation existant dans l’espace public et la manière dont les femmes sont accueillies dans les villes.

20h > 23h (Maison de la Photographie Robert Doisneau / Parvis de la médiathèque)
Performance, Installation, Musique
J’ai le désir de me dissoudre, Paul Clousier & Lucus

« J’ai le désir de me dissoudre » part d’un désir presque mystique, celui de quitter son corps et de vivre avec ce qui se trouve en son dehors. La poétique de l’effacement de soi devient alors un geste de saturation des liens. 
Paul Clousier et Lucus investissent la Maison de la photographie Robert Doisneau et le vaste espace du parvis de la médiathèque pour faire dialoguer leurs pratiques, animées par un même souci de la reproduction frénétique. Par l’interaction entre une installation textile et une pièce sonore live, boucles et nœuds se répondent pour explorer conjointement le désir de s’auto-détruire dans l’évanouissement et celui de vivre pleinement.

20h > 23h (Le Lavoir Numérique)
Musique, live électronique, performance participative
smart.phonics, Nicolas Canot, Romain AL.

Performance audiovisuelle live, smart.phonics entrelace musique électronique, vidéoprojection et smartphones du public pour donner vie à une expérience collective inédite. Tantôt artistiquement « hackés », tantôt co-créateurs, les spectateurs s’interfacent avec les artistes sur scène, via un simple site Web modifié en temps réel tout au long de la performance. Ainsi, leurs smartphones deviennent instruments, écrans et extensions de la scène : tantôt générateurs sonores, tantôt créateurs d’images, ils transforment la salle en un espace immersif et interactif.
smart.phonics interroge notre relation aux technologies qui rythment nos vies connectées, questionne les usages quotidiens du smartphone et des réseaux sociaux, et propose un récit visuel et sonore participatif, à la croisée du concert et de l’art numérique.