Mya Berger est une curatrice, artiste et écrivaine d’origine marocaine et suisse. Son passé en économie, sociologie et études culturelles guide son travail. Elle s’intéresse notamment à la poésie et la viscéralité des archives, de la recherche et de la documentation. Sa pratique touche aussi aux approches non-didactiques à la critique d’art. Elle effectue désormais une recherche sur une nouvelle méthode de narration du processus créatif d’artistes émergent.e.s de diaspora, symptomatique d’une identité fragmentée entre les frontières. Diplomée de l’Amsterdam University College et de la Central Saint Martins School of Arts, elle a collaboré avec la Bauhaus Stiftung, et la London College of Communication, entres autres. Ses textes ont été publiés par Spector Books, Textur Magazine et Arts of the Working Class.
Sa recherche à La Cité Internationale Des Arts propose une alternative à la critique d’art linéaire. En effet, elle s’intéresse à une méthodologie d’entretiens créatifs et collaboratifs qui poussent les artistes à discuter de leur pratique tout en manipulant des photographies de leurs archives personnelles. Les entretiens sont filmés et enregistrés et feront lieu d’un corpus d’exploration des différents profils d’artistes choisi·e·s.
English version
Mya Berger is a Moroccan and Swiss curator, artist, and writer with a background in economics, sociology, and cultural studies. Her curatorial work touches upon the poetry of archives, research, and documentation. She is also interested in original approaches to art criticism. She is currently researching the narration surrounding emerging diaspora artists and their creative processes, characterised by a fragmented identity. Having received diplomas from Amsterdam University College and the Central Saint Martins School of Art, she has collaborated with the Bauhaus Stiftung and the London College of Communication, among others. Her writings have been published by Spector Books, Textur Magazine, and Arts of the Working Class.
Her research at La Cité Internationale Des Arts focuses on proposing an alternative to linear art criticism. Indeed, she is interested in developing an interview methodology where diaspora artists discuss their creative practices as they manipulate photographs from their personal archives. While she films and records the interviews, she seeks to present said interviews in an immersive way.

© Hanna Torseke
Virág Szentkirályi est une curatrice et productrice culturelle basée à Amsterdam qui se définit comme une facilitatrice au service des artistes, travaillant en solidarité avec eux. Elle possède plus de dix ans d’expérience au sein d’institutions telles que le Wereldmuseum (anciennement Tropenmuseum), la Rijksakademie van beeldende kunsten et Loods6, où elle a développé des programmes, facilité des processus artistiques et créé les conditions nécessaires à l’émergence de travaux exigeants. À la Rijksakademie (2017–2024), sa pratique s’est concentrée sur une mise en relation quotidienne et réactive entre artistes et conseillers, coordonnant les connexions en fonction de l’évolution des besoins de recherche des artistes. Son travail curatorial indépendant, notamment Memory Landscapes (Kasseler Kunstverein) et ses recherches en cours avec l’artiste Polina Kanis, poursuit cet engagement à créer un espace permettant aux artistes de travailler selon leurs propres termes.À la Cité internationale des arts, ses recherches portent sur les stratégies curatoriales de résistance face à la censure, aux pressions institutionnelles et aux restrictions politiques. À travers des études de cas, des entretiens et des recherches d’archives, elle élabore un lexique vivant de tactiques pratiques et poétiques visant à protéger les voix artistiques. Ce travail découle directement d’années de pratique où elle a cherché à maintenir un équilibre entre favoriser la liberté artistique et composer avec les réalités institutionnelles.
English version
Virág Szentkirályi is a curator and cultural producer based in Amsterdam who identifies as an art-enabler – someone who works from a position of service and solidarity with artists. She has over ten years of experience at institutions including Wereldmuseum (formerly Tropenmuseum), Rijksakademie van beeldende kunsten, and Loods6, where she has developed programs, facilitated artistic processes, and created conditions for challenging work to unfold. At the Rijksakademie (2017–2024), her practice centered on responsive, daily matchmaking between artists and advisors, coordinating connections based on artists’ evolving research needs. Her independent curatorial work – including Memory Landscapes (Kasseler Kunstverein) and ongoing research with artist Polina Kanis – continues this commitment to creating space for artists to work on their own terms.
At La Cité internationale des arts, her research examines curatorial strategies of resistance in contexts of censorship, institutional pressure, and political restriction. Through case studies, interviews, and archival research, she is developing a living lexicon of practical and poetic tactics that protect artistic voices. This work grows directly from years of practice navigating the balance between enabling artistic freedom and mediating institutional realities.

© Jeroen Dietz