Réseau artcontemporainParis / Île-de-France

Journal au bord du vide
Émilie Moutsis

Découvrir l’œuvre Journal au bord du vide (cliquez ici)

« Ils se croient dans un film et tous le monde applaudit » dit une voix d’enfant.

« Durant les huit semaines de confinement, Emilie Moutsis vivait dans son appartement avec ses deux filles. Chaque jour était l’occasion d’une recherche de sens liée à cette situation inédite, partagée par nous toute·s et pourtant tellement singulière pour chacun·e d’entre nous. De tentatives esthétiques en désespoirs amusés, l’intimité de cette famille ne se dévoile pas au fil des journaux — spontanément publiés durant le confinement quasi quotidiennement sur le réseau social — mais se structure, se joue, se détourne pour construire et partager une multitude de pensées et d’actions humbles et habiles.

Émilie Moutsis bichonne ses regardeur·euses. Elle partage ses doutes comme ses certitudes, comptant sur notre égale intelligence pour nous en saisir sans jugement, avec humilité.
Tâches ménagères, téléplans des hauteurs d’immeubles, des terrasses et d’appartements voisins, insertions à l’extérieur du foyer construisent en creux le propos de ce journal littéralement au bord du vide. Les changements de rythme et de perspective progressifs nous entrainent dans un temps long et bienvenu. L’artiste nous permet potentiellement de mesurer, à l’aune de notre propre expérience, ce que nous sommes en train de regarder ; l’expérience d’autres à la portée à la fois ordinaire et spéciale.
Durant ces 43 épisodes, que l’on suit comme un long métrage, il ne s’agit pas d’après, ni de survie, mais d’une acuité à vivre, maintenant !
C’est dans ce sens que Synesthésie MMAINTENANT soutient l’existant, cette nécessité d’être au monde pour le modifier à partir de soi. Ce n’est donc pas une commande faite à l’artiste, mais un soutien à l’artiste qui nous en propose déjà la réception, qui nous offre de renforcer en nous ce que nos émotions ont de politique et de nécessaire.

À regarder en famille ! »
Julien Duc-Maugé
Jeudi 25 juin 2020

https://mmaintenant.org/online/journal_au_bord_du_vide-emilie_moutsis.html

 

Biographie

« Je vis et travaille à Paris.
Depuis 2013, je construis une œuvre qui se déploie au fur et à mesure de mes prises de conscience intimes et politiques. Mes propositions, dont je suis auteure et objet, interrogent notre environnement direct, un monde contemporain de la surabondance visuelle et d’une absence de projection désirable. Depuis 2017, j’ai également repris ses études universitaires à l’université Paris 8 pour entreprendre un travail de recherche-création.
Artiste et militante, mes productions s’étendent sur un large spectre médiatique allant de l’autoportrait domestique au discours politique. Dans mon travail, j’aborde les problématiques liées à l’émancipation, d’un point de vue féminin, occidental et néo-libéral.
Peut-on s’émanciper de l’injonction à être femme, à être mère, à réussir socialement, à gagner sa vie ? Quelles sont les conséquences lorsque l’on choisit de contester sa propre appartenance à une classe dominante, lorsque l’on en interroge les rapports de pouvoir ?
Engagée pour la reconnaissance du travail artistique et la maîtrise du travail concret par les travailleur·ses de l’art eux·elles-mêmes,j’ai co-fondé le collectif la Buse et suis membre de Doc! (espace de production et diffusion artistique), dont j’ai été vice-présidente en 2018. J’ai précédemment été co-présidente de la FRAAP (Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens) de 2017 à 2019. »

Émilie Moutsis
https://emiliemoutsis.cargo.site/

 

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APRÈS > 30 cartes blanches confiées par TRAM à des artistes et auteur·e·s « Ils se croient dans un film et tous le monde applaudit » dit une voix d’enfant. Durant les huit semaines de confinement, Emilie Moutsis (@emiliemoutsis) vivait dans son appartement avec ses deux filles. Chaque jour était l’occasion d’une recherche de sens liée à cette situation inédite, partagée par nous toute·s et pourtant tellement singulière pour chacun·e d’entre nous. De tentatives esthétiques en désespoirs amusés, l’intimité de cette famille ne se dévoile pas au fil des journaux — spontanément publiés durant le confinement quasi quotidiennement sur le réseau social — mais se structure, se joue, se détourne pour construire et partager une multitude de pensées et d’actions humbles et habiles. Émilie Moutsis bichonne ses regardeur·euses. Elle partage ses doutes comme ses certitudes, comptant sur notre égale intelligence pour nous en saisir sans jugement, avec humilité. Tâches ménagères, téléplans des hauteurs d’immeubles, des terrasses et d’appartements voisins, insertions à l’extérieur du foyer construisent en creux le propos de ce journal littéralement au bord du vide. Les changements de rythme et de perspective progressifs nous entrainent dans un temps long et bienvenu. L’artiste nous permet potentiellement de mesurer, à l’aune de notre propre expérience, ce que nous sommes en train de regarder ; l’expérience d’autres à la portée à la fois ordinaire et spéciale. Durant ces 43 épisodes, que l’on suit comme un long métrage, il ne s’agit pas d’après, ni de survie, mais d’une acuité à vivre, maintenant ! C’est dans ce sens que Synesthésie MMAINTENANT soutient l’existant, cette nécessité d’être au monde pour le modifier à partir de soi. mmaintenant.org/online/journal_au_bord_du_vide-emilie_moutsis.html Émilie Moutsis, Journal au bord du vide, Synesthésie MMAINTENANT (@synesthesiemmaintenant), Projet de soutien à la création « Après », TRAM Réseau art contemporain Paris / Île-de-France et diffusé dans The Art Newspaper en juillet 2020 @theartnewspaper.france #réseauTRAM #synesthésiemmaintenant #aemiliemoutsis #ProjetAprès #soutienàlacréation #artcontemporain

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APRÈS > 30 cartes blanches confiées par TRAM à des artistes et auteur·e·s« Ils se croient dans un film et tous le…

Publiée par Tram Réseau art contemporain Paris / Ile-de-France sur Samedi 11 juillet 2020